Ceci ne sera pas un billet sur le cyclisme. Ce billet ne sera pas non plus un billet sur Wizzgo, ses problèmes, ses soutiens et son avenir. Non, ce billet n'a pas d'autre utilité que de m'occuper pendant que les autres travaillent et de rassurer ma tante Suzanne que j'ai vue ce dimanche et qui est très inquiète de mon avenir.
Ce billet est donc un billet inutile, n'allez pas dire que je ne vous aurai pas prévenus...
En effet, que devient un Service Client quand il n'a plus de service pour lequel assurer l'assistance à ses clients ? Et bien pour la journée, le Service Client s'improvise rédacteur de blog. Ouep.
Alors, concernant l'aspect reportage, l'information principale de la journée est la suivante : aujourd'hui à part les chefs et moi, il n'y a personne au bureau. N'est-ce pas honteux ? Alors que l'Internet mondial est mobilisé pour sauver Wizzgo, nos développeurs ne prennent même pas la peine de se lever le lundi matin pour aller travailler. A la place, ils se lèvent le lundi matin pour aller à la conférence Ruby Paris on Rails... Tsss... N'étant pas moi-même développeuse, je n'ai aucune idée des tenants et des aboutissants d'une telle conférence (on me glisse dans l'oreillette que cette conférence a pour but de rendre encore plus belle une nouvelle version de Wizzgo...). Tout ce que je remarque, c'est qu'après de longues et difficiles études d'ingénieur informaticien, nos développeurs ont encore besoin d'aller à une conférence pour en apprendre plus sur leur métier. Alors à quand une conférence du Service Client sans Service, histoire que moi aussi je sèche le travail ?
Mais donc, puisque je suis ici, je vais en profiter pour répondre à quelques questions nous ayant été posées dans les précédents commentaires de ce blog, dans les mails envoyés à resistance@wizzgo.com, et durant mon repas de famille de ce dimanche. En effet, ce dimanche, j'ai vu ma tante Suzanne, et les questions ont plu sur moi telles les gouttes d'eau sur Londres au mois d'avril. Je vais donc répondre à tata Suzanne ici vu qu'elle est fan de notre blog et qu'elle rêve de rencontrer mon collègue Martin depuis que je lui ai dit que c'était lui qui avait mis en ligne la pétition.
Alors, tata (et les autres), pour répondre à la question que tu m'as posée à peine le pas de la porte franchi par mon pied droit (le gauche restant sur le paillasson) : Non, je ne suis pas au chômage, tout comme l'ensemble de mes collègues. Wizzgo continue son service, suspendu pour le moment certes, mais avec ses employés. Ouf, ça fera 10 chômeurs de moins en France, c'est déjà ça....
Ensuite, ma tata voulait savoir pourquoi nous avions choisi le terme de Résistance ? N'est-ce pas un peu trop Gaulliste, voire estampillé France Libre ? Alors tata, il faut savoir que depuis le début de l'aventure Wizzgo et alors que les chaînes de télé sont restées sourdes à nos demandes de rencontres, dans le bureau on écoute en boucle France Gall et on chante à tue tête : "Résiste ! prouve que tu existes, cherche ton bonheur partout, va, refuse ce monde égoïste. Résiste, suis ton coeur qui insiste. Ce monde n'est pas le tien. Viens, bats-toi, signe et persiste. Résiste !" On a hésité 2 secondes à plutôt chanter Le chant des Partisans, mais tout le monde dans le bureau ne connaissant pas les paroles, on a préféré rester basiques. On aurait aussi pu mettre les paroles de France Gall en bannières de notre blog afin d'appeler nos utilisateurs à nous soutenir, mais on s'est dit qu'on risquait (encore) de se faire attraper pour des questions de droit...
Et puisqu'on en est venu à parler de droit et d'argent, sachez que toute l'équipe de Wizzgo (enfin ceux qui sont là :p) se joint à moi pour remercier les nombreuses propositions de soutiens financiers qui nous ont été faites depuis l'annonce de notre astronomique amende. Pour l'instant, aucun compte paypal ou autre fonds de soutien à Wizzgo n'a été ouvert. Non pas que nous n'en ayons pas besoin (personnellement un nouveau portable me ferait très plaisir), mais c'est surtout qu'à l'heure actuelle, nous ne savons pas vraiment ce qui va nous arriver. Donc si parmi vous, certains veulent nous aider, c'est très gentil de leur part, et en attendant qu'on vous fasse signe, je vous invite tous à placer votre argent sur un CODEVI.
Et enfin, tata Suzanne voulait savoir si j'allais partir travailler à l'étranger et si oui, dans quel pays. Et bien moi, je reste une éternelle romantique et quitter ce que j'aime ne m’est pas facile... Et puis surtout, notre but n'est pas de proposer notre service à tout prix, protégés par les lois d'un autre Etat. Notre but est de proposer notre service, en France, reconnu par la loi française. Mais si un jour nous devions faire de Wizzgo un service de brigands expatriés, personnellement j'apprécierais qu'on le fasse depuis San Francisco car je n'y suis jamais allée.
Voilà tata, j'espère avoir de nouveau bien répondu à tes interrogations. C'était Julie qui profitait que personne ne soit dans son bureau aujourd'hui pour écrire à son tour des trucs sur le blog. Bonne journée, bises à tonton Benjamin et à dimanche prochain !